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  • Drinking Kava

    Nadege writes:

    In Caledonia comes a tradition coming from Pacific islanders : The Kava.
    I link it to our cultural coffee in France. It is also true we say “kawa” in familiar French for “Coffee”.
    Both of these drinks have a social connotation to them. In fact, going for a kawa drink happen only in shops named “Nakamals”. They are recognizable with their red light on the road set on as long there is still some kava. Once there is no Kava anymore, the light is set off.

    I have only had one once so far. It was a Friday night. A friend of us, willing to relax quickly next to a hard working day invited us to the nakamal “Les escaliers”.
    It was 7pm but it was at night already. In a residential neighborhood of Nouméa, a red light set a dark light on the pedestrian walk. It shows a small flight of stairs on which we adventure ourselves, trusting our guide.

    We arrive in a bar with a dark and calm atmosphere, people talking very quietly, only a few candles gives light to that somber spot. Vegetation around, we seem to be out of town, far in the jungle in an unknown tribute. Fifteen, maybe twenty people are here around, smoking and talking, nobody seems to drink?

    We lead our way to the small bar lighted by some other candles. A young smiley man pours a strange brown water-like liquid in half-cut coconuts.
    Each of us take it own, drop a little of the kava on the flour (for the ancestors), greet the others of a “Manuia” (“cheers”) and drink it at once. Some spit the last bit on the floor. Some bits of cheese and bretzel help not to feel too long the bitter-tasting of the root used to make the beverage.
    Once done, we install ourselves in some comfortable chairs to take the best out of the relaxing effect. The mouth seems to anesthetize, and the mind goes for a relaxing time. Talking quietly is now the best to do, about life, about good subjects to talk about.

    • French version – Boire le Kava

    Nadège écrit:

    Il existe en Calédonie une tradition, importée des îles du Pacifique : le Kava.
    Je l’associe sur certains points au rituel du  “petit café” français. D’ailleurs ne dit-on pas “Kawa” en argo métropolitain?

    Ressemblance phonétique hasardeuse ou référence au dialecte mélanésien, toujours est-il que l’on peut qualifier ces deux boissons de “sociales”.
    En effet, aller boire le Kava se fait entre amis dans des lieux exclusivement réservés à cet usage : les nakamals.

    Je n’ai fréquenté qu’un seul de ces bars à Kava. C’était un vendredi soir. Un ami, suite a un stress post-bureautique, souhaite se relaxer afin de transiter au plus vite vers un mode repos et nous propose de l’accompagner au Les Escaliers.

    Il n’était que 19h mais la nuit était déjà tombée depuis une bonne heure. Dans un quartier résidentiel de Nouméa, une lanterne sur le trottoir indique l’entrée d’un petit escalier sombre dans lequel nous nous aventurons, confiant en notre ami guide. Ambiance bar clandestin. Nous arrivons sur une terrasse  blottie dans la végétation, tel un cocon de verdure en plein cœur de la capitale agitée. L’obscurité du lieu est à peine remit en cause par la faible lueur de quelques bougies. On y devine les ombres d’une quinzaine de personnes, installées confortablement aux tables mis à disposition, fumant le tabac et échangeant des paroles à voix basse.

    Nous nous dirigeons vers un cabanon en tôle discrètement éclairé dans un coin par quelques lampions. Un jeune homme nous sert trois demi-coques de noix de coco remplies d’un liquide blanc. Chacun prend la sienne, verse la première gorgée sur le sol (la part de Mère Nature), boit le reste d’une traite et recrache le fond du bol trop amère dans un grand lavabo commun. Quelques morceaux de fromage et bretzel sont servis (et oui la Nouvelle-Calédonie est française) pour faire passer le gout particulier de cette boisson tirée d’une racine.

    Le breuvage absorbé, nous nous installons à notre tour à une table afin de profiter des effets relaxant du Kava. Que ce soit par l’ambiance de ses bars ou par les réactions bio-chimiques dues à son ingestion, le Kava détend agréablement muscles et esprits. La discussion, calme et posée, prend alors tout son temps.

    Il est certes vrai que les vertus apaisantes de la caféine sont peu reconnues, et vous me rétorquerez très probablement que “j’abuse” avec ma comparaison sophiste. Mais prendre un café avec quelqu’un n’est-il pas prendre le temps ‘échanger avec cette personne ?

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